En quoi le Coaching Scolaire devient-il incontournable dans notre société actuelle ?

Entretien avec un Coach professionnel, Sandrine Tribout

linkedin

La société évolue et nos jeunes ont un niveau de conscience qui peut nous surprendre, nous interpeller, nous rendre admiratifs. Pour autant, comment le vivent-ils au quotidien ? Comment sont-ils compris et intégrés dans la société, à l’école ? Quel futur s’offre à eux et quel rôle en tant que parents et enseignants pouvons-nous avoir ?

Sandrine Tribout, Coach professionnel depuis 2009, certifiée PCC chez ICF, a créé en 2012, une formation « Coaching Scolaire – Accompagnement des jeunes en vision intégrale »qu’elle propose à tous les Coachs qui souhaitent se mettre au service des écoles, des jeunes, des parents et des enseignants. Elle nous explique dans cet article, les raisons qui font que le coaching scolaire se développe parallèlement  au coaching en entreprise. En quoi devient-il incontournable ? Qu’est-ce qui explique que nombreux parents, ou enseignants ressentent aujourd’hui le besoin de se former au métier de Coach professionnel ?

Sandrine est aussi la Directrice pédagogique de Coaching Ways France, elle anime tout le réseau des formateurs de Coaching Ways France et a participé au côté de Max Meulemans à la naissance du PAI : Processus d’Accompagnement Intégrale aussi appelé « Les Clés du Coaching ». Elle y intervient en tant que formatrice et Mentor Coach. Son rôle est en lien avec ce qui l’anime : développer les consciences au travers de la pédagogie et du coaching, en rassemblant et transmettant.

La formation « Coaching Scolaire » en 2 fois 3 jours est née d’une suite logique dans la vie de Sandrine, qui a pu découvrir à travers le coaching l’approche qu’elle n’avait pas trouvée en tant qu’enseignante pour accompagner les jeunes et leur famille. Dans une société où l’école est très codifiée, et représente l’antichambre de la vie professionnelle, la plupart des jeunes ne trouvent pas de sens suffisant pour s’inscrire dans les parcours qu’on leur propose et se sentent parfois décalés par rapport au cursus pédagogique proposé et encore plus lorsqu’ils ont des difficultés sociales ou scolaires. Ce manque de motivation croissant engendre une perte de potentiel, qui fragilise les enseignants et inquiète les parents. Grâce aux outils et au processus de coaching, Sandrine a pu faire émerger des réponses de la part de ses clients, jeunes, parents ou enseignants. Par l’écoute, l’attention donnée aux émotions vécues, ses clients ont pu se questionner et retrouver la motivation à s’impliquer dans leurs rôles respectifs :

  • les jeunes dans l’apprentissage afin de développer les compétences souhaitées, ou dans leur projet professionnel au travers de la reconnaissance de leurs talents et valeurs,
  • les enseignants dans la transmission et les moyens pour mieux communiquer,
  • les parents pour accompagner et comprendre leurs enfants dans leur génération.

Forte des liens et des prises de conscience que lui ont amené sa vie de maman, d’enseignante et de coach, elle a imaginé un programme expérientiel qui aujourd’hui a fait ses preuves et a permis aux participants des 30 promotions passées de s’investir auprès des jeunes ou des acteurs de l’éducation. C’est avec beaucoup de gratitude qu’elle voit les coachs formés, développer à leur tour des programmes favorisant l’implication des jeunes dans leur apprentissage ou leur orientation, rejoindre des écoles supérieures de renom, accompagner des parents, des jeunes

Cette formation, s’adresse à toutes les personnes déjà Coachs professionnels et qui souhaitent affiner leur approche, avec des outils plus en adéquation avec les modes d’interactions des jeunes générations, comme des outils métaphoriques, des ancrages spatiaux, etc.

Elle leurs propose de solliciter leurs coachés pour qu’ils prennent conscience de toutes leurs capacités sensorielles, leurs modes d’apprentissage, leurs ressources et leurs talents. Cependant la réelle spécificité de cette formation est la prise en compte des différents systèmes auxquels appartient le jeune : au-delà des outils en méthode de travail ou d’orientation, la particularité est de s’intéresser aussi à l’influence du type d’éducation reçu, à la spécificité de sa génération… Pour les coachs formés, en lien avec les fils conducteurs des formations Coaching Ways, cela leur permet d’avoir une vision intégrale de ce que vit le jeune et de ne pas s’attacher à la seule pointe de l’iceberg : les difficultés scolaires ou d’orientation. En lien avec la pédagogie de Coaching Ways, les coachs participants sont aussi amenés à travailler sur eux-mêmes, dans leurs difficultés potentielles de projections ou de transferts qui peuvent influencer leur coaching. Chez Coaching Ways, le plus bel outil du coach reste le coach, et c’est bien dans son développement personnel autour des problématiques traversées que s’inscrit l’efficience.

A ce jour, de nombreuses écoles supérieures comptent en leur sein, des coachs professionnels, comme Sciences Po, IESEG, Epitech et aussi des Universités comme l’Université Catholique de Lille. Devant les résultats positifs de l’intégration du coaching dans ces établissements, le nouvel essor se déplace maintenant vers les individuels, et les écoles secondaires. Jusque-là réservé à une élite, comme pour les dirigeants en entreprise, le nouveau défi du coaching des jeunes est de pouvoir se démocratiser, être accessible à tout le monde par le biais des institutions afin de réduire les inégalités sociales.

Selon Sandrine, les raisons qui poussent ces organisations, ces parents, ces jeunes à faire appel à un Coach Scolaire sont les suivantes :

  • Il n’y a plus de réponses suffisantes au sein des organisations.
  • Les jeunes ont besoin d’être entendus dans leurs nouvelles façons de penser et d’appréhender le monde. Leur génération avec le développement du digital a changé le rapport au savoir, à l’espace lieu-temps. Aussi, ils ne trouvent plus leur compte dans ce qu’ils apprennent, ni dans le comment. Cette perte de motivation peut engendrer une baisse des résultats, et un abandon de la poursuite des études.
  • Dans les difficultés présentes et renforcées par le contexte de crise de l’emploi, les parents ne trouvant plus de réponses favorables par le biais des cours particuliers s’ouvrent de plus en plus aux techniques qui permettent de capter les problématiques de façon plus profonde ou transversale (motivation, ennui, perte de sens) et se tournent ainsi naturellement vers le coaching. Souvent parce qu’eux-mêmes ont été coachés lors de leur vie professionnelle.
  • Les établissements scolaires et les enseignants, souvent coincés par le cadre de leur environnement (lieu, élèves par classe) et les directives institutionnelles (programmes, horaires…) n’ont souvent pas assez de latitude pour répondre aux besoins des jeunes d’aujourd’hui.

Aguerrie par son expérience et par celle de son réseau de Coachs scolaires, Sandrine explique les facteurs clés du succès de ce type d’accompagnement pour les particuliers et au sein des écoles :

Pour les jeunes, le coaching permet de définir leurs objectifs personnels en les responsabilisant dans les choix qu’ils posent. De façon plus intime, le coaching leur permet de développer la confiance dans leurs capacités afin de prendre leur place dans le monde dans l’entièreté de leur potentiel (savoir, savoir-faire et savoir-être).

Dans les écoles, le coaching peut être appréhendé :

– pour les jeunes en individuel (sur leurs stratégies d’apprentissage, de motivation, ou d’orientation) ou en collectif afin d’envisager les projets professionnels par exemple en lien avec les compétences développées par l’école.

– pour les équipes éducatives des écoles, cela peut permettre de se rassembler autour de projets spécifiques et de trouver les réponses qui permettront d’avancer concrètement vers les objectifs fixés. Néanmoins au-delà du coaching d’équipe pédagogique, de plus en plus d’enseignants développent aussi la posture de coach dans leur classe. D’autres envisagent de scinder leur temps de travail entre enseignement et accompagnement individuel au travers du coaching.

Globalement, cela permet aussi de réduire l’écart intergénérationnel en y mettant des mots, et de la compréhension dans la réalité de l’autre : construire un pont entre l’école et les jeunes, afin que chacun puisse retrouver une motivation dans la construction d’un système commun.

Pour les parents, la communication est parfois difficile. Ils se sentent souvent désœuvrés par rapport à la démotivation de leurs enfants et craignent un décrochage scolaire potentiel en regard de la performance attendue pour trouver un emploi. Le coaching permet d’offrir à leurs enfants un lieu d’écoute, de remotivation pour trouver des clés nouvelles et de générer de nouvelles relations en décentrant les problématiques liées à l’école pour garder le lien d’amour qui les unit.

Sandrine nous confie également, que si le coaching peut se révéler être un avantage pour certains jeunes, parce qu’il a pu être envisagé assez tôt, pour d’autres c’est la dernière solution de secours et en effet, cela peut être soudain la bulle d’oxygène pour certains jeunes qui vont retrouver le sens de leurs actes et leur souhait du devenir.

Enfin, Sandrine rassure les parents sur l’utilité d’un coach scolaire pour leur enfant et démontre l’importance de la légitimité de l’accréditation ICF (International Coachs Federation).

Dans un monde de performance et de consommation, le coaching peut être malheureusement parfois détourné de son essence première. Le mot et le processus sont parfois galvaudés et utilisés à des fins mercantiles ou par simple méconnaissance. Si c’est déjà une vérité pour le coaching d’adultes, c’est encore plus vrai pour le coaching de jeunes ou d’étudiants. Faute de « coachs diplômés », certains enseignants se sont improvisés coachs dans des associations pour aider les jeunes. Pourtant être coach amène une posture spécifique, qui doit être apprise et qui ne peut s’improviser. Aussi les écoles, les parents, les jeunes avant d’engager un coach doivent s’enquérir de sa formation et de ses certifications : une formation reconnue au niveau du RNCP, et une certification reconnue par les fédérations de coaching comme ICF restent les critères de validation minimum.

Vous êtes touchés par ce témoignage, vous vous reconnaissez en tant que futur accompagnant de jeune en milieu scolaire ?

Si vous souhaitez en savoir plus sur la formation les Clés du coaching, formation reconnue de niveau 6 au RNCP et accréditée par ICF (International Coachs Federation)

Vous êtes déjà Coach professionnel et vous souhaitez en savoir plus sur la formation de Coaching Scolaire ?

Alors contactez-nous et nous vous proposerons un entretien avec notre interlocuteur Christian Vanderkerckhove qui lui-même le pratique et a suivi la formation proposée par Sandrine.

Articles Récents