A tout instant nous pensons, nous agissons, nous ressentons des émotions. Ces forces se mêlent pour déterminer les grandes lignes de notre comportement. Mais comment se libérer d’un mode de fonctionnement devenu quasi-automatique, et qui nous met souvent en situation difficile, voire douloureuse ? Porter attention à l’index de conscience peut nous y aider.

 

 

Toute situation déclenche en nous trois types de forces :
– les pensées et les images qui surgissent dans notre esprit : c’est le processus interne (PI),
– les émotions qui nous envahissent : c’est l’état interne (EI),
– l’action : c’est le comportement extérieur, le seul visible par les autres (CE).
Pensées, émotions et actions sont indissociables. Elles s’influencent mutuellement pour déterminer notre fonctionnement.

A chacun son mode de fonctionnement

Mais ces trois éléments prennent, selon la personne, une place plus ou moins prépondérante. Ils dépendent de la représentation qu’elle se fait de la situation, mais aussi de ses croyances et de ses valeurs. Prenons l’exemple de trois salariés recevant la même demande de leur hiérarchie. Le premier aura besoin de se sentir bien pour commencer, privilégiant les émotions, le deuxième se lancera tête baissée dans l’action, tandis que le troisième ne bougera pas avant d’avoir analysé tous les paramètres de la situation.

Ces trois collègues agiront d’ailleurs souvent de la même manière, même si le contexte ne s’y prête pas.

L’index de conscience, pour observer et explorer de nouvelles voies

C’est ainsi qu’ils se trouvent pris dans des automatismes venus de loin, parfois de l’enfance. Même s’ils sont conscients que leur comportement les dessert dans certaines occasions et sapent leur confiance en eux, ils ne parviennent pas à trouver la juste note.

L’index de conscience sera alors un outil précieux. Il s’agit d’une grille de lecture permettant d’observer la dimension vers laquelle une personne s’oriente en priorité. Ses gestes et sa manière de s’exprimer sont notamment révélateurs de son mode privilégié. Est-elle plutôt dans le registre :

– des pensées : “Je pense que,  j’imagine que, je suis persuadée, j’ai constaté que, je crois, …” ?
– des émotions : “Je sens, j’aime, je crains que, j’ai bien peur que, …” ?
– de l’action : “Je fais, allons-y, il faut que, …” ?

Adopter la juste posture

Le manager attentif saura détecter le besoin non exprimé qui s’y attache et essaiera, dans la mesure du possible, d’y répondre.

Mais l’avantage essentiel de la grille de conscience, c’est qu’elle peut inciter la personne à explorer d’autres manières de se comporter pour sortir du cercle vicieux qui l’empêche de s’exprimer pleinement. En changeant de registre (pensées, émotions ou action), elle pourra envisager sa réalité différemment ce qui pourrait contribuer à la réussite de challenges qu’elle considérait auparavant comme insurmontables. Elle y gagnera en sérénité et en assurance.

« Chez Coaching Ways, école de coaching, notre formation donne les clés pour une écoute attentive et une observation des modes de fonctionnement des personnes accompagnées. Le but est de les aider à prendre du recul pour s’adapter aux situations auxquelles elles sont confrontées. »

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