Projection, transfert et contre-transfert !

Par : Caroline Pinguet

Si vous lisez cet article, c’est qu’au-delà de la curiosité que vous portez à ces notions, vous recherchez certainement comment en tant que Coach professionnel ou futur Coach, vous allez les maîtriser pour ne pas être dommageable envers autrui. Quelle formation va-vous permettre de réussir à devenir un Coach professionnel conscient et compétent ?

 

Je démarrerai par une série de questions.

Qu’est-ce qui vous met le plus en allergie chez l’autre ? Quels comportements chez les autres vont créer chez vous, de l’intolérance, de l’agacement, de la colère ? Cela vous arrive-il de bouillonner à l’intérieur de vous-même face à une attitude ? Cela vous arrive-il de faire des reproches à quelqu’un sur un ton agressif ?

Vous avez répondu « oui » à toutes ces questions ? Bravo vous venez de réussir le test « je suis un être humain » !

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Moi-même je suis Coach professionnel depuis 2009 et mon chemin pour arriver à ce métier m’a permis d’apprivoiser, petit à petit, ces notions et à les transmettre. Je vous propose à travers mon témoignage de vous livrer comment j’ai trouvé les réponses à ces sujets et comment la formation « Les Clés du Coaching » et « Coaching et thérapie » de Coaching Ways France peuvent vous y aider.

Personnellement, j’ai appris au fil des années à apprivoiser mes émotions, les accueillir et les accepter. Je continue chaque jour, grâce à elles, à mieux me connaître et à mieux mettre la lumière sur ma part refoulée inconsciente. Comment je fais et quels ont été les déclencheurs ?

La première étape qui a marqué le début d’une longue remise en question (qui n’est pas finie…) a été franchie, grâce à des premières notions en Programmation Neurolinguistique (PNL) qui m’ont permise de dissocier la personne de ses comportements : « Je ne fulmine pas l’égard de quelqu’un mais à l’égard d’un comportement qu’il a ». Cela m’a permis de voir la personne sous un jour nouveau, au lieu de me focaliser sur ses défauts, de voir aussi ses talents. Enfin, de comprendre, qu’au-delà des apparences, celle-ci a toujours une intention positive, quel que soit son comportement.

J’ai aussi, dans une seconde étape, étudié la Communication Non Violente (CNV). Celle-ci nous apprend à reconnaître nos comportements réflexes, que nous « dégainons naturellement » face à une frustration. Je vous propose de classer ces comportements réflexes en 3 grandes familles : agressivité, manipulation et fuite. A titre d’exemple, la miellerie et le mensonge font partie de la famille « manipulation », l’insulte et l’ironie de la famille « agressivité », le report à plus tard et la soumission, de la famille « fuite ».

La CNV nous permet de reconnaître à travers notre émotion, le besoin sous-jacent et plutôt que de s’énerver, mentir ou ne rien dire, nous suggère de le poser à l’autre avec assertivité. Ainsi, la CNV nous permet de débloquer des situations qui seraient devenues conflictuelles sinon.

L’assertivité c’est-à-dire « oser dire ce que je ressens dans le respect de soi et de l’autre », m’a vraiment permis de dépasser un grand nombre d’allergies, de mieux me connaître, me reconnaître et me respecter. Et malgré tout cela et un travail thérapeutique sur moi, la vie m’a offert beaucoup de situations, où j’avais encore des colères que j’avais du mal à désamorcer sans éclats.

Ce qui m’a réellement permis de passer au stade supérieur, c’est la découverte de la notion de projections, abordée dans la formation les « Clés du Coaching » au cours du module intitulé « l’Ombre du Coach ». Il nous apprend à travers l’expérimentation à découvrir ou redécouvrir notre part d’ombre et aussi à la sublimer grâce à un outil appelé « le cadran d’Ofman ». Ces notions n’étaient pas nouvelles pour moi, mais des déclics se sont opérés. J’ai pu comprendre et mieux intégrer les situations, qui me conduisaient systématiquement dans mes pièges.

Ces expériences m’ont donnée envie de poursuivre mon chemin de Coach professionnel vers un chemin d’accompagnant en thérapie analytique avec l’EEPA (Ecole Européenne de Psychothérapie et Appliquée), qui m’a permis d’approfondir certains concepts. J’ai entre autres expérimenté de nouveau, que le comportement que je ne tolère pas chez l’autre est une part de mon ombre que je projette sur lui. J’ai appris à accueillir ma part d’ombre, à me pardonner et enfin, à l’aimer. C’est à ce moment-là que la réconciliation avec soi peut réellement s’opérer.

C’est exactement ce que vous découvrirez au cours du module de l’Ombre et aussi au cours de la formation Coaching et Thérapie, qui vous permettra d’aller encore plus loin, sur ces notions de projections. Vous intégrerez aussi que votre part d’ombre est plus ou moins consciente voire refoulée, que le chemin de l’introspection est sans fin et que vous aurez encore besoin d’être supervisé et accompagné même après la formation « Les Clés du Coaching ».

Cette conscience à vous-même, alliée à la posture de Coach et en particulier à la compétence de présence, vous permettra de ne pas projeter sur votre client, votre propre part d’ombre et d’être dans l’ouverture de ses potentialités au service de son objectif. Cette présence authentique associée à la compétence d’écoute : « Ecouter l’autre dans l’ouverture de qui il est », vous permettra d’entendre ce qui est dit et non-dit et de le conduire avec bienveillance vers l’atteinte de son objectif.

Avec la formation Coaching et Thérapie, vous franchirez un cap de plus, en abordant les notions de transfert et contre-transfert.

 

Je vous propose d’aborder la notion de transfert au travers de l’exemple du lien thérapeutique qui unit le patient et son thérapeute. Ce lien va générer au départ un transfert positif du patient vers son thérapeute. En effet, le patient va avoir besoin, dès les premières séances, de se sentir en confiance et écouté sans jugement. Si tel est le cas, il pourra commencer son chemin vers la guérison et probablement fera un transfert positif de la « bonne mère » sur son psychanalyste. Cette étape est quasiment inévitable et lui permettra de franchir la suivante. En effet, le travail du thérapeute sera alors de détricoter ce lien, avec douceur, pour amener le patient à reconnaître la « bonne mère » en lui-même et ainsi devenir autonome émotionnellement. Si le thérapeute n’a pas conscience du transfert que le patient opère sur lui, alors il le maintiendra dans une relation de dépendance.

Votre client pourra projeter sur vous tout un tas de figures, qu’elles soient maternelles, paternelles ou autres, comme par exemple celles d’un maître, d’un expert. Ces projections sur vous, pourront être positives comme négatives ! C’est à vous en tant que coach de déceler celles-ci par l’écoute et la présence et pas à pas, le conduire à l’autonomie, sans entrer dans le triangle de Karpman ou triangle dramatique (qui est à la base des « jeux psychologiques » de manipulation de la communication) vers lequel votre client, vous conduit insidieusement.

Voyons maintenant ce que représente le contre-transfert. Cette fois-ci, c’est le thérapeute qui va inconsciemment projeter sur son patient, une identité, des rôles qui ne lui appartiennent pas mais qui sont issus de ses propres projections. Il désigne la disposition inconsciente du Thérapeute en rapport au transfert du patient en cours de thérapie.

Par exemple imaginons qu’une patiente a fait un transfert positif du « bon père » sur un thérapeute homme (ce qui est très fréquent), le contre-transfert sera que ce thérapeute se sente aspiré par l’amour que lui témoigne sa patiente, qui est relié au rôle inconscient (le transfert) qu’elle lui attribue. Le contre-transfert du thérapeute, pas suffisamment conscient de ce qui se passe, sera de rentrer en réaction à cet amour voir à passer à l’acte, ce qui sera vécu comme un inceste, car sur le plan inconscient c’est une relation père-fille qui se joue, bien que cela se déroule entre deux adultes.

En coaching, cela pourrait être un client qui fait un transfert positif sur vous et vous idéalise en tant qu’expert, qu’inconsciemment en réponse à ce transfert, vous passiez en posture haute de sachant voire de Gourou et oubliez la posture du coach.

Là encore en tant qu’accompagnant, il vous sera nécessaire de vous faire superviser, afin de pouvoir déposer auprès d’un professionnel, certaines situations, que vous vivez en séances, qui souvent relèveront de projections. Il n’est pas rare au cours d’une relation de coaching de se laisser happer par ce type de situation. L’essentiel sera en toute humilité de continuer de se faire accompagner car même en temps que coach professionnel, même après 10, 20, 30 ans de développement personnel derrière soi, la vie a toujours quelque chose à nous apprendre.

Vous avec envie de devenir un Coach professionnel compétent, au sens d’ICF et d’agir en conscience, alors je vous recommande plusieurs pistes pour bien choisir votre formation. Préférez une école qui :

  • Affiche des valeurs et une éthique irréprochable, à travers une Fédération connue et reconnue.
  • Propose des formations qui vous permettront de mieux vous connaître, de vous remettre en question et de mettre votre introspection au service des objectifs de vos clients.
  • S’entoure d’une équipe de professionnels pouvant vous accompagner en supervision pendant et après votre parcours.

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